Ce travail est divisé en plusieurs sections visant des objectifs différents.
Dans une première section, on trouve une liste
des sites web présentant une introduction à l'enseignement coopératif.
Ces sites sont parfois très sommaires : ils donnent une
introduction directe et rapide au nouveau venu dans le domaine ou offrent une vue d'ensemble de l'apprentissage coopératif. Parfois ils ne
couvrent qu'un aspect particulier de l'apprentissage en groupe. D'autres sites sont plus complets, réfèrent à un grand nombre
de publications, proposent une liste bibliographique et offrent des liens vers d'autres sites. Certains d'entre eux constituent presque
un "portail" sur l'enseignement coopératif.
Une seconde section présente une liste d'articles
recensés sur le web. Ils ont été regroupés par thème. Un de ceux-ci, la gestion
des conflits au sein des groupes de travail comprend quatre articles, dont trois issus du centre d'étude sur les groupes de travail
(Center for the Study of Work Teams) de l'Université de North Texas.
Ceux-ci font l'objet d'un résumé critique exhaustif, répondant aux exigences académiques dans le cadre duquel ce travail est soumis.
Suivant ce but, l'article de Susan Imel est aussi résumé de façon approfondie.
Cependant, l'analyse de l'ensemble des articles répertoriés nécessiterait un travail dont l'ampleur serait déraisonnable dans le
cadre de l'échéancier donné. Aussi, je ne me suis contenté de n'en donner qu'un aperçu sommaire. Une liste de documents de
conférence est aussi ajoutée à celle des articles.
Une troisième section répertorie les pages web présentant des
résumés de livres ou d'articles parus dans des revues spécialisées.
L site de Richard Felder contient une foule de liens pertinents en apprentissage coopératif.
On y trouve l'ensemble de ses publications et quelques autres en apprentissage coopératif.
La page de Ted Panitz contient son
Cooperative Learning e-book qui est une collection
d'articles organisés en chapitre. On y fait un survol théorique de l'enseignement en groupe ainsi que des méthodes pratiques
et des exemples détaillés d'applications. On y trouve aussi les publications de l'auteur et celles auxquelles il a collaboré.
Le Cooperative Learning Center de l'Université du Minnesota
contient plusieurs articles de David et Roger Johnson qui donnent des informations substantielles sur l'enseignement coopératif.
Bulletin.
Collaborative Learning - Small Group Learning Page.
Ce site bien structuré donne un aperçu global des différentes méthodes et
techniques en enseignement coopératif.
Excellente bibliographie commentée sur les théories
et pratiques de l'enseignement en groupe, axée principalement sur l'enseignement
des sciences et technologies. Guide vers d'autres ressources internet.
Cooperative Learning : It's In There présente une
introduction sommaire à l'enseignement coopératif avec une brève
description des méthodes de travail en groupe
Le site Design Shop - Lessons in effective teaching
traitant de l'utilisation des TIC
en éducation, comporte une section sur les modèles d'enseignement ou
l'on traite, entre autre de l'enseignement coopératif.
Il comporte une bibliographie et des exemples de logiciels et d'outils web qui peuvent être utilisés en enseignement coopératif.
Computer Based Collaborative Group Work Project
Le but de ce projet de l'Université de Sheffield, R.U., est de mettre en oeuvre des stratégies globales d'enseignement et d'apprentissage
au moyen de groupes de collaboration basés sur l'usage de l'ordinateur
("Computer Based Collaborative Group Work" - CBCGW).
Le développement du projet est orienté d'abord vers l'enseignement à distance au niveau post-doctoral mais on envisage de l'étendre à
d'autres niveaux. Le site comporte plusieurs articles et notes de conférence concernant l'usage de l'ordinateur en apprentissage en groupe.
Southwest Educational Development Laboratory
Ce site concerne l'enseignement des sciences et des mathématiques au primaire. Il consiste en une publication,
"Classroom Compass",
ayant pour objectif la diffusion de l'enseignement coopératif.
Ce site sur la
pédagogie actualisante
comporte une section sur l'
apprentissage coopératif.
Le site se veut pratique et peut s'utiliser soit comme guide d'initiation à l'apprentissage coopératif, soit comme aide-mémoire théorique.
Il comporte, entre autre, des exemples de scénarios pédagogique.
Deux enseignants au primaire nous offrent cette revue de littérature sur l'apprentissage coopératif au primaire
et la pédagogie de projet
Le site de l'adaptation scolaire et sociale de langue française traite de plusieurs thèmes
dont la coopération. Comme chacun des autres thèmes,
celui-ci est peu substantiel mais bien structuré et comporte une bibliographie en français
Le site Coopération-mosaique comporte quelques exemples d'activité dans sa
section ressources.
Virtual organizations est voué à la recherche théorique et empirique sur les organisations
virtuelles, les équipes de travail en virtuel et le commerce électronique. Il comporte, entre autre, un journal académique et un forum.
Le Center for the Study of Work Teams de l'université de North Texas
se donne pour objectif d'établir les liens entre
la théorie et la pratique en équipes de travail. Il comporte une table des liens
pouvant constituer un point de départ pour d'autres recherches sur les groupes en milieu de travail.
Comment rendre mes élèves acteurs de leurs apprentissages ?
comporte une section plutôt sommaire sur le
travail en groupe.
Très orienté sur la pratique. On y trouve aussi des sections sur le
constructivisme,
sur la pédagogie de projet
et les activités ludiques.
La page de l'IASCE International Association for the Study of Cooperation in Education
comporte un bulletin et une liste de ressources en enseignement coopératif.
Edutopia contient une section sur les projets de groupe un bulletin semi-annuel
Mid-Atlantic Association for Cooperation in Education est voué à l'enseigenent
coopératif de l'enseignement élémentaire à l'université. Inclut un bulletin et des liens vers d'autres sites en enseignement de groupe.
Kagan Online est un site commercial pour les publications de Spencer Kagan.
Australasian Association for Co-operative Education.
Le membership payant donne droit aux publications.
Online Collaborative Learning in Higher Education est un excellent site, spécialisé en enseignement de groupe en ligne. Assez complet,
il offre de nombreux liens menant à d'autres recherches.
Sylva Chard, de l'université d'Alberta, maintient un site complet sur l'apprentissage par projet
Le site de l'approche par projet de Lilian G. Katz
contient des explications et des définitions de l'approche par projet, la pertinence des projets
dans le curriculum scolaire, la description des phases d'implantation et des exemples d'utilisation.
AdeCole
est une association suisse qui se donne pour but de promouvoir les idées
de la pédagogie coopérative.
Le travail en projet offre un cadre méthodologique
avec des tableaux-guides et relate des expériences vécues dans le cheminement des projets.
Michael Goldberg, de l'Université Bothell, nous offre un
Guidelines and Criteria for Small Group/Cooperative Learning Projects; guide sur l'apprentissage coopératif par projets en petits groupes.
Office Research. Education Consumer Guide.
Cooperative Learning.
Description très sommaire de l'enseignement
coopératif.
MacBean, Judith, Ted Graham et Chris Sangwin.
Guidelines for Introducing Group Work in Undergraduate Mathematics traite de l'utilisation de groupes d'apprentissage
pour l'enseignement des mathématiques. On traite de groupes informels et groupes formels, chaque approche étant applicable
selon le contexte et les buts poursuivis.
Collaborative Learning Online est un guide élaboré par le département de
sciences sociales de l'Université Flinders, Adelaide, Australie, pour y encourager l'enseignement coopératif. On y présente les
conditions du succès de l'enseignement en groupe et des exemples d'applications.
Collaborative Learning de l'University of California
établit la distinction sémantique entre apprentissage collaboratif et apprentissage coopératif.
Cooperative Learning Response to Diversity maintenu par
le California Department of Education, met l'accent sur l'apprentissage
coopératif comme moyen de favoriser la diversité. On y présente les conditions nécessaires au succès de l'apprentissage
coopératif. En offrant une bibliographie et une liste de ressource, ce site constitue un point de départ pour d'autres recherches.
Examen des facteurs qui affectent l'apprentissage en groupe
Marsick, Victoria et Elizabeth Kasl. (1997)
Factors that affect the epistemology of group learning: A research-based analysis.
L'examen des facteurs qui affectent l'apprentissage
en groupe constitue la première phase du développement d'une pédagogie de l'apprentissage en groupe selon ces auteurs. Leur démarche
consiste à examiner 19 études de cas publiées et de les classifier en catégories analytiques selon les stratégies d'apprentissage
et les variables contextuelles. Sept de ces études se rapportent à des équipes d'apprentissage en milieu de travail,
deux à des équipes de chercheurs et les dix autres à des groupes d'investigation collaborative.
On trouve que l'apprentissage est moins efficace dans les groupes qui ont pour tâche la solution d'un
problème particulier que ceux pour lesquels l'objectif est moins immédiat, moins concret et plus centré sur la recherche de pistes de solutions.
Druckman, Daniel et Robert A. Bjork, éditeurs. (1994)
Learning, Remembering, Believing: Enhancing Human Performance
Committee on Techniques for the Enhancement of Human Performance. National Academy Press.
Ce livre couvre l'apprentissage et la rétention en apprentissage individiel et en groupe et de l'attitude mentale conduisant à la performance.
Les chapitres 5 à 7 concernent l'apprentissage collectif. Ils présentent des résultats de données expérimentales qui appuient l'efficacité de
l'apprentissage en groupe sous certaines conditions. Le chapitre 5 résume et évalue les recherches en apprentissage coopératif,
spécialement en formation des adultes. Le chapitre 6 traite de performance en terme d'apprentissate et de rétention
dans les groupe d'apprentissage et de formation en équipe, et le chapitre 7 offre un cadre d'organisation pour les équipes de
formation en milieu de travail.
Les auteurs plaident pour davantage de recherches orientées vers l'apprentissage
coopératif chez les adultes : la plupart des recherches à ce jour portant sur l'enseignement primaire et secondaire. Il est difficile, croit-on,
de transposer ces recherches à l'enseignement adulte étant donné que ces derniers sont plus réticents aux changements de leurs
cadres d'apprentissage.
Sauquet, Alfonso. (Non daté).
Conflict, Team Learning and Sensemaking
On tente de clarifier la relation entre conflit et apprentissage en groupe. Le conflit dans les groupes est vu selon deux approches:
celle de la dynamique de groupe qui considère le conflit comme composante intrinsèque du groupe,
et celle de d'apprentissage en groupe, pour laquelle le conflit est associé à un stade de développement du groupe.
Dans les deux approches, le conflit est un prix nécessaire à payer pour l'existence du groupe et doit, d'une manière ou d'une autre,
être géré.
Les recherches rapportent que les méthodes de gestion de conflit varient selon que les conflits soient de
nature cognitive ou affective et que ces méthodes ont une influence sur la productivité du groupe.
L'auteur note que cette distinction entre "cognitif" et "affectif" est volatile
et que les conflits cognitifs ont tendance à se muter en conflits affectifs lorsqu'ils persistent. D'autre part, les méthodes de
gestion de conflit considérées comme étant les moins productives, comme, par exemple, les stratégies d'évitement, peuvent
très bien fonctionner dans des groupes où les tâches individuelles sont hautement complexes et spécialisées, comme,
par exemple, un quatuor à corde.
On rapporte les constats d'études antérieures qui distinguent deux étapes dans les groupes d'apprentissage:
une étape exploratoire où le dialogue est la forme dominante
d'interaction entre les membres et une étape de revendications d'opinions individuelles lorsque l'exploration se change en
investigation du problème. C'est cette seconde étape qui crée les conditions dans lesquelles le conflit naît.
Un modèle plus complexe, comportant cinq étapes, soient: 1) cadrage, 2) re-cadrage, 3) intégration des perspectives,
4) expérimentation, 5) débordement des catégories, est utilisé dans l'article. L'auteur a examiné différents groupes de travail
dans des organisations différentes et a observé comment les conflits s'expriment et sont gérés dans chacune de ces étapes.
Les résultats de ces observations sont que : 1) des stratégies similaires, par exemple, l'évitement, peuvent avoir différents effets,
2) Une stratégie peut avoir des effets secondaires différents selon les membres du groupe, 3) différentes stratégies peuvent
être utilisées par une même équipe, et 4) la nature d'une stratégie de gestion de conflit n'est pas toujours apparente ;
une stratégie de compromis peût être en fait l'exercice d'une domination d'un membre par un autre.
De façon générale, on constate que les approches d'évitement de la controverse ont un impact négatif sur le processus
d'apprentissage d'un groupe. Plus spécifiquement, les problèmes qui exigent un degré d'interaction plus intense mais qui sont
cadrés de façon à restreindre les possibilités d'exploration sont plus susceptibles d'induire des stratégies d'évitement de la
controverse, tandis que les groupes où le format d'interaction et la nature du problème à résoudre sont reliés de façon cohérente
sont plus susceptibles d'utiliser des stratégies de gestion de conflit plus variées.
Townsley, Carole A. (non daté). Resolving Conflict in Work Teams.
CSWT Papers.
L'article traite de la résolution des conflits dans les groupes de travail en entreprise. La tendance à utiliser de plus en plus les
groupes de travail amène un besoin de formation en résolution de conflit. La plupart des méthodes de gestion de conflit
mettent l'emphase sur la nécessité d'agir rapidement et ouvertement lorsque, inévitablement, les conflits se présentent au sein d'un groupe.
Ceux-ci peuvent être gérés de façon à ce qu'ils soient bénéfiques pour le groupe.
Les avantages du groupe sur l'individu, soient la diversité des ressources, connaissances et idées, est aussi la source des conflits.
On relève trois types de facteurs à la source de conflits:
- les facteurs d'ordre de la communication (faible aptitude à l'écoute, manque de partage d'information, différences de perception
et mésinterprétation du langage non verbal)
- les facteurs d'ordre structurel (interdépendance entre employés, niveaux de participation, taille et structure de l'entreprise).
- les facteurs d'ordre personnel (buts, estime de soi, valeurs, besoins)
L'article suggère des méthodes pour améliorer les aptitudes à l'écoute au sein de l'équipe. La bonne gestion des tensions
permet des discussions ouvertes et franches et favorise une bonne prise de décision. On suggère un ordre croissant
dans la discussion des conflits. Dans un premier temps, ils doivent être traités sur une base informelle par les individus
impliqués. En cas d'échec, on peut faire appel à un médiateur et on mettra en oeuvre les étapes suivantes:
- Collaboration (relation un-à-un en privé): discussion où on amène les faits et où on en établie les liens
avec le groupe, l'objectif, l'organisation, etc. Un procès verbal de la discussion devrait être rédigé d'un commun accord.
- Médiation (relation un-à-un avec le médiateur en cas d'échec de l'étape précédente) : le médiateur doit être formé en
résolution de conflits, avoir la confiance de l'équipe et être perçu comme neutre. Toute documentation nécessaire doit
être disponible. La discussion devrait aboutir à un procès
verbal signé des parties en cause.
- Gestion par l'équipe : la gestion du conflit devient maintenant une tâche à part entière dévolue à l'équipe. Le conflit fait partie
de l'ordre du jour d'une réunion de l'équipe. Comme dans les étapes précédentes, la discussion doit être documentée, ouverte
et honnête. Tout membre d'une équipe devrait pouvoir amener un problème de relation conflictuelle à l'ordre du jour. Cependant,
cette mesure ne devrait être entreprise qu'après l'échec des étapes précédentes.
On met l'accent sur la négociation des conflits, de préférences aux autres types de gestion tels que l'évitement, la confrontation
ou la diffusion. Le rôle du facilitateur dans la négociation devrait suivre les lignes directrices suivantes:
- Diagnostic : reconnaitre les terrains d'entente et les terrains de discorde ;
- Initiation : amener les mésententes en surface ;
- Écoute : tenir compte des aspects factuels et émotionnels ;
- Solution : processus à plusieurs étapes, comprenant la documentation du conflit, les impacts, les alternatives,
l'identification des solutions et le développement d'un plan d'action.
Wagner-Johnson, Debbi. (Non daté)
Managing Work Team Conflict:
Assessment and Preventative Strategies
CSWT Papers
Cet article discute des deux types communs de conflits au sein des groupes : ceux relatifs à la tâche et ceux relatifs
aux affects, et en décrit les bénéfices, les dangers et les causes. Le premier type, aussi appelé conflit cognitif, concerne habituellement
les désaccords quant aux objectifs ou aux tâches. Ce type de conflit peut être bénéfique dans la mesure où il améliore
la qualité des décisions prises par le groupe et son efficacité. Ce type de conflit doit être recherché plutôt qu'ignoré ou réprimé. Le conflit
d'ordre affectif, par contre, est habituellement lié aux différences de personnalité entre membres du groupe, différences qui sont
perçues par un ou plusieurs des membres comme des menaces ou des attaques personnelles. Ce type de conflit est généralement
considéré comme facteur de disfonctionnement du groupe. Ces conflits doivent être identifiés et traités avant qu'ils ne deviennent
incontrolables.
La cause des conflits peut être la différence dans les valeurs (cultures différentes), dans les attitudes vis-à-vis les objectifs, dans les
besoins individuels, dans les attentes, dans les perceptions ou interprétations d'une situation donnée, dans les personnalités.
Le manque de ressources peut aussi être cause de conflit.
La façon de gérer les conflits est déterminante pour le succès du groupe. Un débat constructif devrait être encouragé
par le facilitateur en suivant les indications suivantes :
- Identifier le problème et examiner les différences de perception de façon à comprendre tous les points de vue ;
- Établir l'écoute courtoise comme règle de fonctionnement ;
- Faire paraphraser par les uns les idées des autres ;
- Aborder directement les problèmes soulevés par les membres ou par le groupe ;
- Inviter la rétroaction constructive en mode vis-à-vis ;
- Rester ferme dans son rôle de facilitateur ;
- Viser l'atteinte d'une solution concrète.
On indique aussi les conditions nécessaires à la prévention des conflits au sein des groupes. Celles-ci vont de l'introduction
adéquate du groupe (présentation des membres entre eux, développement d'objectifs et de buts communs, etc.), au développement
de normes de fonctionnement, à l'éducation des membres au fonctionnement en groupe et aux étapes de développement du groupe, et
à l'utilisation régulière de feed-back.
L'auteure a développé une liste de vérification des conflits ("Teams and Conflict Checklist" - TACC) à l'usage des groupes.
Celle-ci mesure les degré de conflit de type général, cognitifs et affectifs. La liste devrait être utilisé régulièrement par le groupe afin
d'identifier le type des conflits qui y sont présents. Les facilitateurs peuvent ainsi adopter des stratégies visant à réduire les conflits
affectifs et les transformer en conflits cognitifs.
Kennedy, Michael. (Non daté).
Managing Conflict in Work Teams
CSWT Papers
On argue ici aussi que le conflit peut être une force de changement au sein du groupe qui peut améliorer le processus
de prises de décisions et favoriser le développement positif du groupe. Les groupes qui sont en mesure de gérer leurs conflits
augmentent leur productivité et renforcent leur cohésion.
Les méthodes proposées de résolution de conflits par étapes successives sont semblables à ceux des articles précédents. Dans un premier
temps il y a une étape de collaboration où les deux membres en conflits discutent de leurs désaccords en privé. La seconde étape est
celle de la médiation : le médiateur doit établir le lien entre le conflit et les objectifs du groupe et les besoins de l'organisation.
Une entente écrite devrait résulter de la médiation. Si l'effort de médiation échoue, une troisième étape est amorcée. Dans cette étape,
le conflit est maintenant à l'ordre du jour de la réunion du groupe. Les faits sont présentés et discutés en groupe et une entente écrite
en résulte.
Éducation des adultes
Imel, Susan. (1997) Adult Learning In Groups
Practice Application Brief. Educational Resources Information Center.
(à commenter)
Cet article est écrit dans le but d'aider le développement de l'apprentissage en groupe dans l'enseignement aux adultes. On y discute de
la nature de l'apprentissage en groupe et du rôle du falicitateur dans la formation des groupes d'apprentissage.
On invoque les trois types d'apprentissage en groupe, basés chacun sur les trois éléments de la classificaiton des
connaissances selon Jurgens Habermas:
- la connaissance instrumentale (scientifique, cause-à-effet)
- la connaissance communicative (compréhension mutuelle, savoir social)
- la connaissance émancipatoire(connaissance de soi et transformation de l'expérience)
Les type d'apprentissage mis en oeuvre dépendent de la tâche et de l'objectif de l'apprentissage. Les groupes formés dans le but
d'acquérir une connaissance de type instrumental sont appelés groupes coopératifs. Dans ces groupes, l'attention est
portée davantage sur le sujet d'étude que sur les relations interpersonnelles. Les groupes dont l'objet d'apprentissage est de type
communicatif sont appelés groupes de collaboration. Ces groupes mettent l'emphase sur les processus de fonctionnement
et sur l'échange d'idées. Finalement, les groupes dont l'objet d'apprentissage
est du type de la connaissance émancipatoire sont appelés groupes
de transformation ("transformative learning groups"). Dans le premier type de groupe, celui-ci sert l'apprentissage
individuel de ses membres, tandis que dans les deux autres types c'est le groupe en tant qu'unité distincte qui est le sujet de
l'apprentissage.
Le rôle du facilitateur doit tenir compte des types de groupe définis précédemment. Dans les groupes coopératifs, le facilitateur
conçoit les exercices et s'assure de la gestion des activités, du temps et des ressources. Dans les groupes de collaboration,
le facilitateur ne s'occupe que de la gestion des processus, tandis que son rôle, selon certains, se réduit à n'être qu'un partenaire
dans le processus d'apprentissage. Cette dernière position conduit à un non-sens : ceci revient à dire que le facilitateur est
inexistant, ce qui nie le concept de formation, ou que personne n'est responsable d'amener les idées ou sujets d'études que
le groupe ne serait pas en mesure de voir ni d'apprécier.
Des considérations sur la taille et la composition des groupes sont apportées. Les groupes de six membres ou moins tendent à
être plus efficace. On relate aussi des études qui démontrent que même au sein des classes adultes, une composition des groupes
imposée par le professeur de façon à favoriser l'hétérogénité conduit à un apprentissage plus efficace que dans des groupes
formés par libre association. Lors de la formation des groupes en éducation des adultes, on doit se poser les questions suivantes:
- Quel est le but recherché (développer l'interaction, acquérir un type de connaissance donnée, etc.)
- Quel doit être le rôle du facilitateur (que doit-il gérer)
- Comment les groupes doivent-ils être formés (taille, composition)
En somme, cet article, qui se veut une aide à la mise en oeuvre de l'enseignement par le groupe, couvre quelques aspects
particulier de l'enseignement en groupe -- soient la composition et la taille du groupe ainsi que le rôle global du facilitateur -- et
délaisse les nombreuses autres questions relatives au processus et au fonctionnement du groupe.
Travail de groupe et TIC
Grégoire, Réginald et Thérèse Laferrière. 1998.
Apprendre ensemble par projet avec l'ordinateur en réseau, Guide À l'intention des enseignants et des enseignantes Réseau Scolaire Canadien (RESCOL)
Ce guide très élaboré propose l'utilisation des ordinateurs en réseau pour effectuer des activités axées
autour de projets dont les élèves assument la
responsabilité. Il s'agit d'une approche par projet.
Richard Faerber. Apprentissage collaboratif à distance : outils, méthodes, et comportements sociaux.
Autres
ERIC/EECE The Project Approach Catalog 1 et
The Project Approach Catalog 2
Livre disponible en entier en ligne.
Préparé pour "The Project Approach: An Evening of Sharing," a presentation at the National Association
for the Education of Young Children Annual Meeting, November 22,
1996.
Rosini B. Abu, Jim Flowers The Effects of Cooperative Learning Methods on Achievement, Retention, and Attitudes of Home Economics Students in North Carolina
Brown, Bettina Lankard. 2001. Group Effectiveness in the Classroom and Workplace. Practice Application Brief No. 15.
Educational Resources Information Center.
Imel, Susan. 1994.
Peer Tutoring in Adult Basic and Literacy Education. ERIC Digest No. 146.
Kellogg, Karen
Learning Communities.
ERIC Digest.
ERIC Clearinghouse on Higher Education Washington DC.|
George Washington Univ. Washington DC. Graduate School
of Education and Human Development.
Lawrence, Randee Lipson . Building a Learning Community
National-Louis University
Wilson, Brent et Ryder, Martin . Dynamic Learning Communities: An Alternative to Designed Instructional Systems
What Is the Collaborative Classroom?
M.B. Tinzmann, B.F. Jones, T.F. Fennimore, J. Bakker, C. Fine, and J.
Pierce
NCREL, Oak Brook, 1990
Gokhale, Anuradha A. Collaborative Learning EnhancesCritical Thinking
Andrea Chester and Gillian Gwynne. 1998.
Online Teaching: Encouraging Collaboration through Anonymity.
(À commenter)
Wiersema, Nico. 2000. How does Collaborative Learning actually work in a classroom and how do students react
to it? A Brief Reflection.
Mexico City
Grossman, Robert W. 1994. Encouraging Critical Thinking Using the Case Study Method and Cooperative Learning Techniques.. Journal on Excellence in College Teaching, 5(1), 7-20.
George, P. G. 1994. The Effectiveness of Cooperative Learning Strategies in Multicultural University Classrooms.. Journal on Excellence in College Teaching, 5(1), 21-30.
Stahl, Robert J. 1994.
The Essential Elements of Cooperative Learning in the Classroom.
ERIC Clearinghouse for Social Studies/Social Science Education Bloomington IN.
Sherman, Lawrence W.
Cooperative Learning in Post Secondary Education: Implications from Social
Psychology for Active Learning Experiences
A presentation to the annual meetings of the American Educational Research Association, Chicago, IL, April 3-7, 1991. [revised, 20 January, 1996
L'appendice A présente un ensemble de techniques et
méthodes d'apprentissage en groupe.
Construction of knowledge in Distance Education Learning group and groupware.
Bien que la technologie en soi ne change pas substantiellement les comportements, les réseaux de communication électronique
amènent une dimension nouvelle : l'établissement de liens sociaux essentiels à la formation. Contrairement aux technologies précédentes
de soutien à l'enseignement, celle-ci constitue un point tournant dans l'évolution des méthodes pédagogiques.
Richard Faerber. (1989) Enseignement et apprentissage collaboratif sur un campus virtuel : les leçons dune expérience
ULP Multimédia : Université Louis Pasteur, Strasbourg. Centre National d' Enseignement à Distance
L'article décrit l'expérience du campus virtuel de ll'Université Louis Pasteur de Strasbourg dans l'adaptation des outils d'information,
de communication et de travail collaboratif aux cadres pédagogiques.
Graebner, Celia.
Enquiring into Group Learning On-Line.
Papers from the 28th Annual SCUTREA Conference
Research, Teaching and Learning: making connections in the education of adults
L'article traite des problèmes de désign et de facilitation des formations en groupe sur internet. Il propose des pistes de recherche
sur l'interaction entre individus et groupes dans la formation à distance sur internet.
Scheer, Scott D.
Children and Cooperation: Moving Beyond Competition.
RESEARCH BRIEF. The Ohio State University.
Court extrait présentant un état des lieux de la recherche en coopération et liste des éléments nécessaire à établir un climat
de coopération au sein des groupes.
Cranton, P. (1996). Types of learning groups. In
R. G. Brockett & S. Imel (Series Ed.) & S. Imel (Vol. Ed.), New
directions for adult and continuing education: Vol. 71. Learning in groups:
Exploring Fundamental Principles, new uses, and emerging opportunities (pp.
25-32). San Francisco: Jossey-Bass.
Résumé par Glenna S. Williams
Cranton, P. (1996). Types of Group Learning.
In S. Imel (Ed.), Learning in groups: exploring fundamental principles, new uses, and emerging opportunities.
San Francisco: Jossey-Bass. Résumé par
Vaibhavi Gala, Stanford Learning Lab
Nelson, C. (1994). Critical Thinking and Collaborative Learning. In K. Bosworth & S. J. Hamilton (Eds.), Collaborative learning : underlying processes and effective techniques. San Francisco: Jossey-Bass.
Résumé par Vaibhavi Gala, Stanford Learning Lab
West, G. W. (1996). Group Learning in the Workplace. In S. Imel (Ed.), Learning in groups: exploring fundamental principles, new uses, and emerging opportunities. San Francisco: Jossey-Bass.
Résumé par Vaibhavi Gala, Stanford Learning Lab
Aronson E. et al. (1978) The Jigsaw Classroom. Beverly Hills, CA: Sage Publications.
Site web officiel
Miller, J., Trimbur, J., & Wilkes, J. (1994). Group dynamics: Understanding group success and failure in collaborative learning. In K. Bosworth & S. J. Hamilton (Eds.), Collaborative learning: Underlying processes and effective techniques. San Fransisco: Jossey-bass.
Résumé par
Vaibhavi Gala, Stanford Learning Lab.
Bruffee, K. (1984). Collaborative Learning and the Conversation of Mankind. College English, 46(7), 635-652.
Résumé par Vaibhavi Gala, Stanford Learning Lab.
Webb, N., Nemer, K., Chizhik, A., & Sugrue, B. (1998). Equity Issues in Collaborative Group Assessment: Group Composition and Performance. American Educational Research Journal, 35(4), 607-651. Résumé par Vaibhavi Gala, Stanford Learning Lab.
Inside Teams: How 20 World-Class Organizations are
Winning Through Teamwork
by Richard S. Wellins, William C. Byham, & George R. Dixon. Par le Center for the Study of Work Teams
Armstrong, Joseph L. . 2001. Collaborative Learning from the Participants' Perspective
Ball State University
Listes de discussion - bulletins - forum
Le site Math Forum offre une liste de discussion très structurée sur l'apprentissage coopératif
Work Teams Newsletter University of North Texas
Conclusion
J'ai tenté de rassembler ici des pistes de départ pour la recherche en apprentissage collectif sur le web. L'information
disponible par ce médium, lorsqu'on exclue l'abonnement en version électronique aux revues scientifiques établies,
demeure encore très fragmentaire et éparse.